Aperçu de la situation
- Grâce à l'IA, tout le monde peut créer ses propres applications et tableaux de bord.
- En l'absence de cadre, on assiste à l'émergence du « shadow IT 2.0 ».
- Les interdictions ne fonctionnent pas : construisez une aire de jeux sécurisée.
- L'informatique passe du rôle de « gardien » à celui de « catalyseur ».
Qu'est-ce que le « vibe coding » ?
Le terme vibe coding Il a fait son apparition début 2025 et est depuis devenu incontournable. Le principe est simple : vous décrivez en langage courant ce que vous voulez, et l'IA écrit le code. C'est le résultat que vous évaluez, pas le code lui-même. Ça ne fonctionne pas comme vous le souhaitez ? Il suffit alors d'ajuster votre demande avec une nouvelle consigne.
Ce qui était autrefois un projet réservé aux développeurs peut désormais être réalisé par un collaborateur en un après-midi. Pensez par exemple à un tableau de bord pour son propre service, à un agent qui répond aux questions des collègues ou à une petite application qui remplace un processus Excel. Des outils tels que Microsoft Copilot, Copilot Studio et Power Apps rendent cela très accessible au sein de Microsoft 365. De plus, de nouveaux outils d'IA apparaissent chaque mois et promettent la même chose.
Pourquoi ce n'est pas un phénomène de mode
Le délai entre une idée et un outil opérationnel passe de plusieurs semaines à quelques heures. Et ceux qui connaissent le mieux le processus peuvent désormais le mettre en œuvre eux-mêmes. Cela allège la charge de travail du service informatique, accélère l'activité et permet d'obtenir des solutions qui correspondent véritablement à la façon dont les gens travaillent.
Ma conviction : les organisations qui adoptent cette approche gagnent en rapidité. Celles qui l'interdisent constateront que cela se produit quand même. Mais alors, dans l'ombre.
Le risque : le « shadow IT 2.0 »
Car c'est là que réside le revers de la médaille. Chaque collaborateur qui développe est également un collaborateur qui prend des décisions concernant les données, les accès et la sécurité. Souvent sans s'en rendre compte. Nous l'avons déjà constaté chez shadow AI: s'il n'existe pas d'alternative sûre, les gens trouvent eux-mêmes des solutions.
- Données mal placées : les données relatives aux clients ou au personnel qui se retrouvent dans un outil d'IA accessible au public.
- Accès trop large : une application qui consulte ou partage plus de données que nécessaire.
- Personne ne sait que ça existe : des outils qui deviennent peu à peu indispensables à l'activité, à l'insu du service informatique.
- N'est plus propriétaire : le développeur quitte le projet ou change de poste, et plus personne ne s'occupe de la maintenance de la solution.
Les interdictions ne fonctionnent pas, mais les cadres, oui
La solution n'est pas de freiner les initiatives, mais de créer un terrain de jeu sûr. Un environnement dans lequel les collaborateurs peuvent expérimenter librement, dans le respect de limites clairement définies. Concrètement, cela se traduit par six choix :
- Choisissez une plateforme et ouvrez-la. Offrez à vos collaborateurs un espace officiel pour développer leurs projets, de préférence au sein de votre environnement Microsoft 365 existant, avec les mêmes identités et les mêmes mesures de sécurité.
- Définissez les règles directement dans la plateforme. Utilisez des environnements distincts pour les tests, le travail en équipe et la production. Définissez, dans le cadre de la politique relative aux données, quels liens peuvent être établis avec quelles données.
- Mettez de l'ordre dans vos données et vos droits. L'IA détecte tout ce à quoi un utilisateur a accès. Les étiquettes de confidentialité et les droits d'accès appropriés ne sont donc pas un détail, mais une condition indispensable.
- Gardez un œil sur l'utilisation de l'IA en dehors de votre plateforme. Avec une solution telle que CloudGuard, une solution d'IA gérée vous pouvez voir quels outils d'IA les collaborateurs utilisent et déterminer quelles données peuvent y être transmises.
- Précisez clairement à qui revient la responsabilité. Chaque solution se voit attribuer un responsable. Lorsqu'un outil devient essentiel à l'activité, un parcours bien défini est mis en place pour assurer sa gestion professionnelle.
- Investissez dans vos créateurs. Une formation et un interlocuteur attitré permettent d'aboutir à de meilleures solutions et de réduire les risques.
Le rôle de l'informatique évolue
Cela entraîne également une évolution du rôle de l'informatique. Elle passe du statut de « gardien », qui construit ou bloque tout lui-même, à celui de « facilitateur », qui fournit la plateforme, les règles du jeu et le soutien nécessaire. L'entreprise développe, l'informatique veille à ce que tout reste sécurisé et gérable. Celui qui assume consciemment ce rôle fait du « vibe coding » un accélérateur plutôt qu'un risque.
Faciliter et gérer
Chez VanRoey ICT Group, nous aidons les organisations à trouver cet équilibre. Grâce à notre Programme de mise en œuvre de l'IA Nous vous accompagnons de la stratégie et de la gouvernance jusqu'à la formation et au déploiement. Et grâce à nos services gérés, nous continuons à veiller à votre sécurité, à vos données et à votre utilisation de l'IA, même après la création des premières applications.
Vous souhaitez savoir dans quelle mesure votre organisation est prête à accueillir le « AI vibe coder » ? Nos experts en IA se feront un plaisir de vous accompagner dans votre réflexion. Laissez-nous vos coordonnées ci-dessous pour un entretien sans engagement.
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Auteur
Article rédigé par
Depuis 2007, Olivier Laloo accompagne les organisations dans le développement de leur capacité d'action numérique, grâce à une solide expertise dans Microsoft Dynamics 365 Business Central et Finance & Operations. Au sein du groupe VanRoey ICT, il est le fer de lance en matière d'IA : de la stratégie et du budget à la mise en œuvre concrète de Copilot et des agents IA.
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